Pour des futurs désirables prônant l’émancipation du vivant et des individus.

Depuis quand avons-nous confié notre futur à des multinationales surpuissantes et prédatrices ? À quel moment a-t-on laissé des algorithmes et des machines décider de nos vies ? Pourquoi les initiatives du mieux vivre ensemble sont-elles taxées d’utopies hippies ? D’ailleurs, pourquoi le mot utopie est-il devenu un gros mot ? Pourquoi croyons-nous que la modernité doit obligatoirement passer par un rapport de domination ? En écho certains répondront « il n’y a pas d’omelette sans casser des oeufs », ou encore « c’est le monde actuel qui veut ça » ; « on y peut rien, c’est pas nous qui allons changer le monde ».

Nous ne sommes pas d’accord.

L’année 2020 sera sans doute un tournant décisif dans l’histoire de l’humanité. Pourquoi ? Car cette année nous a montré une chose : les crises se suivent mais surtout elles s’accélèrent et s’amplifient. Incendies massifs, pandémie, deuxième crise financière majeure en douze ans seulement, sixième extinction de masse, sécheresse, migrations climatiques… et si c’était le début de la fin ?

Oui, le futur est devenu angoissant.

Baignant dans un bazar cognitif sans pareil, nos cerveaux surchargés ont perdu leur capacité à réfléchir de manière profonde, de manière saine, de manière apaisée. Nos peurs nous enferment dans des bulles de confort où nous désirons plus que tout être chouchoutés, dorlotés, divertis, amusés, en somme : anesthésiés. La moindre contradiction est vécue comme un affront : on se braque, s’affronte, se voile la face.

Pour réduire notre stress cognitif, nous rentrons en pilote semi-automatique ou nous confions nos cerveaux et nos choix à des entreprises prédatrices. Ces dernières finissent par décider à notre place. Finissent par imprimer le rythme de la modernité à tous, où du moins leur version de la modernité. Bref, elles finissent par imposer leur vision du futur.

Alors on fait quoi ?

On panique ? On se fige ? On attend gentiment d’être au pied du mur ? Non. Personne n’avait prévu 2020 et c’est quelque part une bonne nouvelle. Pourquoi ? Parce que nous avons la preuve que rien n’est arrêté. Et si les choses peuvent basculer pour le pire, elles peuvent aussi basculer pour le meilleur. Il n’y pas UN futur qui existe mais une infinité de futurs possibles. Prêts à se réaliser, pour peu qu’on leur en donne la chance.

Une envie d’aller de l’avant.

Nous ressentons aujourd’hui un besoin de développer des outils qui permettent à chacun de s’immerger dans le futur et l’explorer, pour reprendre le contrôle sur son devenir.

Nous sommes convaincus que la matérialisation de ces scénarios futurs peut nous aider à imaginer plus clairement ce que l’on souhaite créer et comment s’épanouir durablement.

Nous avons à coeur par notre action de redonner du sens à notre monde, de la responsabilité mais surtout de la joie et de l’espoir.

Voilà ce qui anime Popcorn Futurs : re-conquérir notre droit à explorer de meilleurs futurs. Osons rêver d’un monde meilleur.

Et pour cela, nous croyons que les organisations ont un rôle essentiel à jouer. Elles peuvent montrer l’exemple, incarner un changement durable, avoir un impact positif. Elles sont de plus en plus à l’être. Elles tracent le chemin vers des futurs souhaitables.

Notre mission ?

Aider ces organisations pionnières qui souhaitent changer de rails, bifurquer mais ne savent pas comment faire. Nous voulons aider ceux qui prennent le risque de rêver. Arrêtons de croire que les personnes qui le font sont naïves. Refusons ce pessimisme ambiant qui ne fait rien d’autre que nous tétaniser en attendant l’irréparable. Ensemble, imaginons dès aujourd’hui des futurs où l’on veut vivre et pas survivre, imaginons un monde où les systèmes sont rééquilibrés, mais surtout, imaginons un monde où les générations futures pourront elles aussi s’épanouir.

Libérons les possibles du futur !